lundi 12 novembre 2012


 Incidence de la très forte hausse des cours des matières premières sur l’aviculture marocaine

La situation des aviculteurs est de plus en plus intenable.
A peine ont-ils essuyé les dégâts liés aux vagues « chergui » ayant sévi au Maroc courant la dernière décade de juin et 13 juillet 2012 qu’ils sont appelés à faire face à l’augmentation du prix des aliments composés. Augmentation qui est induite par la flambée des matières premières sur les marchés mondiaux. Les cours du maïs et ceux du tourteau de soja se sont envolés d’une façon vertigineuse pour atteindre un record de prix rendu Casablanca respectivement de 3,30 dh/Kg et 6,90 dh/kg.
Ces deux matières premières sont déterminantes. Elles constituent à elles seules 90% du prix de revient de la volaille et 78% de celui de l’oeuf. Leur incidence globale sur le prix de l’aliment composé est de l’ordre de :
• 0,70 dh/kg sur le prix d’aliment de poulet de chair ;
• 0,75 dh/kg sur le prix d’aliment de dinde ;
• 0,40 dh/kg sur le prix d’aliment destiné au gros bétail.
Laquelle incidence est répercutée sur les produits avicoles à hauteur de :
• 1,40 dh/kg vif du poulet ;
• 1,73 dh/kg vif de dinde ;
• 0,15 dh/oeuf.
Le renchérissement du prix de l’aliment à ce rythme est tellement préoccupant que la majorité des aviculteurs
seraient contraints, sous peu de temps, de cesser leurs activés d’élevage de poulet de chair, de dinde et de poules pondeuses. Certains professionnels ont présent à l’esprit la crise vécue en 1987/88, où l’instauration du prélèvement sur le maïs d’importation et l’entrée en vigueur de la TVA sur les aliments composés ont forcé 40 % des élevages à cesser leur activité.
Cette hausse des prix des aliments intervient au moment même où le prix de vente du poulet de chair s’est rapproché du prix de revient évalué à 14,90 dh/kg vif. Malgré l’amélioration des prix de vente des oeufs en fin juillet à 0,82 dh/unité, ces prix restent inférieur au coût de production
moyen qui s’élève à 0,89 dh/unité.
Quant à la dinde, les prix de vente moyens pondérés se sont légèrement améliorés : 20 dh/kg vif à fin juillet.
L’administration est vivement interpellée pour prendre les mesures d’accompagnement qui s’imposent pour éviter un enlisement du secteur dont il aurait du mal à se relever

FISA

vendredi 4 mai 2012

les clés de réussite d'un élevage avicole

plusieurs gens veulent investir dans l'élevage avicole et principalement dans la filière chair, mais avant même de commencer de dépenser de l'argent , vous devez savoir qu'ils sont les clés de réussite d'un élevage avicole;
tout d'abord qu'est ce on entend par un élevage réussi:
un élevage réussi commence par la réalisation d'un indice de consommation le moins réduite possible (Indice de consommation: quantité d'aliment consommé par un poulet pour produire un kg de poids vif), par exemple pour le cas du Maroc des indices réalisés varient entre 1.75 à 1.80 à l'age de 38 - 40 jour.
d'autres facteurs aussi entrent dans la réussite d'un élevage qui se résument à:
  • la technicité de l'éleveur c'est à dire le savoir faire dans l'aviculture;
  • la bonne construction d'un bâtiment avicole et avec des matériaux d'isolation. en effet , les résultats de  production (poids, consommation d’aliments, mortalité) sont liés pour une bonne part aux conditions d’ambiance à l’intérieur du bâtiment, Les animaux doivent se trouver dans des conditions optimales à fin d’obtenir de meilleurs résultats;
  • la  gestion d'ambiance à l’intérieur du bâtiment , ici on parle d'un ouvrier qualifié et expérimenté qui capable de gérer les conditions d’ambiance à l’intérieur du bâtiment;
  • le respect de densité pour chaque filière par exemple pour un bâtiment de poulet de chair , la densité est de 10à 12 poulets par 1m² pour une ventilation statique et 15 à 18 poulets par 1m² pour une ventilation dynamique;
  • la qualité de l'aliment et de poussin d'un jour , c'est à dire avoir un aliment composé bien équilibré , et un poussin sain issu de parentaux indemne de mycoplasme;
  • un programme de prophylaxie bien élaboré qui prend en considération la spécifié de chaque zone en matière de la propagation des maladies aviaires contagieux

jeudi 3 mai 2012

CONJONCTURE




La conjoncture en aviculture nationale


L’aviculture nationale a connu un développement très setenu  lors de ces quatres derniers années , alors depuis  2007 les investissements dans le secteur ont fléchis d’une manière remarquable et ce grâce à la charte sanitaire de la loi 49/99, certes depuis 2007 tous les professionnels sont d’accord sur l’augmentation de la qualité des investissements et l’orientation vers le professionnalisme ,mais le problème posé depuis ce temps ;l’augmentation des prix de production et les fluctuations incessants des prix de vente,
Petit à petit les éleveurs avicoles n’auront pas leurs place sur le marche nationale

Selon les professionnels du secteur cette conjoncture difficile du sectrur est liée principalement à l’offre croissant de poussin d’un jour qui atteint plus de 7 millions poussin par semaine, et encore l’augmentation des prix de revient lié à la conjoncture mondiale où les cours de matières premières entrant dans la fabrication d’aliments composés sont en hausse, 
En d’autre coté on peut pas négliger la responsabilité des professionnels eux même vis-à-vis de  la crise du secteur avicole, où ils n’arrivent à organiser le circuit de commercialisation des produits avicoles, ce qui améne à des fluctuations incessants dans les prix de ventes. alors les professionnels du secteur et surtout du filière chair seront dans l'obligation de créer une instance pour la détermination des prix de ventes et son rôle sera de collecter les informations concernant l'offre et demande de manière à réguler le prix de vente et de le garder au delà de prix de revient.
Point de vue de Mr Rachid ELYOUSSOUFI
Directeur Administratif et Financier, SUDAVI - PROMALI
En effet la conjoncture est très mauvaises. C'est dû principalement au surenchérissement des matières premières. Malheureusement il n'y a pas de signes de retour à la normale dans le court terme. On espère une correction des prix du maïs et du soja. Cependant ils sont liés à la tendance du marché du pétrole qui dépend lui aussi du contexte géopolitique. Les révolutions arabes n'arrangent pas les choses.

Dans le cas d'une baisse des prix des matières premières sur le marché international, il va falloir attendre que les provendiers épuisent leur stocks (3 mois minimum) pour pouvoir répercuter cette baisse sur le prix de vente d'aliment composé.

Par ailleurs les prix de ventes du poulet de chair ne peuvent être corrigés que par la réduction de production des poussins chair d'un jour.
www.avicultureaumaroc.com

le secteur avicole au Maroc

Avec un taux d'accroissement moyen durant les quatres dernières décennies d'environ 7,4% des productions de viandes de volailles et 5,7% des productions de d’œufs de consommation, le secteur avicole constitue l'une des activités agricoles les plus dynamiques au Maroc.
Compte tenu de ses prix relativement bas par rapport aux autres denrées animales, les produits avicoles sont consommés par l’ensemble de la population et constituent le seul recours pour l’amélioration de la sécurité alimentaire de notre pays en terme de protéines d’origine animale. Avec une production en 2010 de 510 000 tonnes de viandes de volailles et 3,7 milliards d’œufs de consommation.
Ce secteur couvre actuellement :
  • 100% des besoins en viandes de volailles représentant 52% de la consommation totale toutes viandes confondues.
  • 100% des besoins en œufs de consommation.
INFRASTRUCTURES DU SECTEUR AVICOLE
  • 40 usines de fabrication d'aliments composés
  • 46 couvoirs de poussins de type chair
  • 4 couvoirs de poussins de type ponte
  • 3 couvoirs de dindonneaux
  • 6030 élevages de poulets de chair autorisés
  • 421 élevages de dindes autorisés
  • 233 élevages de poules pondeuses autorisés
  • 23 abattoirs avicoles
  • 05 centres de conditionnement des oeufs de consommation
  • 02 unités de transformation des oeufs
 LE SECTEUR AVICOLE EN CHIFFRES (2010)
 En 2010, le secteur a fourni :
Production annuelle:
  • 440.000 tonnes de viande de poulet de chair
  •  70.000 tonnes de viande de dinde
  •       350 millions de poussins type chair
  •       7,7 million de dindonneaux locaux
  •       2,9 millions de dindonneaux importés
  •     14,0 millions de poussins type ponte
  •     3,7 milliards d'oeufs de consommation
  •     2,6 millions de tonnes d'aliments composés pour volailles
Investissements cumulés:             9,40 milliards de dirhams
Chiffre d'affaires :                    23,2 milliards de dirhams
Emplois:                                110.000 emplois directs
                                                        250.000 emplois indirects 

www.fisamaroc.org.ma